Homicides de Picard et Creton

Analyse du reportage

par Brigitte Picart

Lettre du 18 novembre 2013 � Me Labat, avocat des parties civiles, avec additions post�rieures � l'envoi

Ma�tre,
Suite � mes deux appels de ce jour je vous communique ci-apr�s les principales observations qui rendent Ren� Allanic suspect � mes yeux, apr�s que j'aie visionn� plusieurs fois le reportage sur cette affaire au cours du weekend.

- Le quartier de Bellevue o� est situ�e la patinoire est tr�s proche du stand de tir situ� dans l'ancien fort de Penfeld, comme le montre cette carte. F. Picard avait d�j� fait un trajet d'1/2 heure pour arriver � la patinoire. Si le si�ge du club de tir USAM �tait � l'�poque des faits au m�me endroit qu'aujourd'hui, au port de plaisance cela faisait encore un trajet A/R assez long et je doute que F. Picard ait spontan�ment propos� de le faire. Il est �tonnant que si R. Allanic devait ouvrir le club le jour en question, il n'ait pas encore les armes en sa possession 1/4 d'heure avant l'ouverture du stand de tir alors qu'� Bellevue il en �tait tout proche.

- Sa pr�sence � Bellevue est suspecte � moins qu'il n'y habite mais il dit que le service que F. Picard lui a rendu lui a permis de "retourner chez lui pour d�poser le petit-d�jeuner", donc il semble qu'il n'habite pas dans le quartier. Si c'est le cas pourquoi �tait-il venu � Bellevue?

Il commen�ait juste � s'embrouiller dans ses explications sur la boulangerie quand le reste a �t� coup�, c'est pourtant l� que se trouve la partie int�ressante mais un juge d'instruction peut r�quisitionner le m�trage brut du reportage et s'il y fait des d�couvertes, relancer une affaire non r�solue avec des faits nouveaux..

Bref, cette histoire de rencontre fortuite des deux hommes � Bellevue ne tient pas debout et R. Allanic l'a �chafaud�e pour expliquer le laps de temps de plus d'une heure entre le moment o� F. Picard est sorti de la patinoire et le moment o� un gendarme a constat� son d�c�s.

D'ailleurs le reportage qui au d�but est tr�s pr�cis avec le minutage donne la m�me heure, 8H45, pour la sortie de la patinoire de F. Picard et sa collecte des armes au si�ge de l'USAM � l'autre bout de la ville, et ne donne pas l'heure d'arriv�e de R. Allanic au stand de tir. Le reportage est muet sur l'heure probable du d�c�s des hommes, qui est probablement survenu � leur arriv�e, c'est-�-dire vers 9H. Il est pourtant possible de donner une estimation bas�e sur la couleur du sang r�pandu, la temp�rature du corps et sur la rigidit� cadav�rique.

- La route "sinueuse" qu'a pris R. Allanic, celle qui traverse le bois de Keroual, ne semble pas �tre la plus directe mais comme il venait de chez lui ce n'est pas certain car je ne sais pas o� il habitait. En tout cas cet itin�raire lui a permis de dire qu'il avait entendu "� l'attaque du deuxi�me virage", trois coups de feu dont l'espacement dans le temps pourrait correspondre � l'homicide d'un des deux hommes, laissant entendre que ce n'est pas lui qui les a tu�s. Cependant, comme le dit un commentaire sur YouTube, R. Allaric n'aurait pas pu entendre les coups de feu qui ont tu� l'un des deux hommes car l'arme du double crime �tait un 22 long rifle et cette arme fait tr�s peu de bruit.

- Le discours de R. Allanic est parsem� de petites touches qui sugg�rent qu'il ne pouvait pas �tre l'auteur des crimes. En particulier sa description des cadavres quand il les a d�couverts est peu cr�dible: s'il est arriv� face � F. Picard comme le montre la vid�o, comment pouvait-il voir que l'homme avait le teint tr�s p�le alors que sa t�te �tait affaiss�e en avant? Et ne pas voir le sang sur le mur au niveau de sa t�te? Et apr�s avoir dit que Creton devait ce jour-l� avoir la d�monstration d'une arme ancienne, indiquant qu'il le connaissait, comment a-t'il �t� incapable de l'identifier? C'est encore une fois pour faire penser qu'il n'�tait pas au courant de ces homicides. (soit dit en passant, il ne sera plus jamais question de l'arme ancienne).

Et il aura fallu qu'un gendarme "ait le r�flexe" (car lui, Allanic, ne l'a pas eu, bien s�r!) de prendre le pouls des victimes � la carotide pour que R. Allanic sache que les deux hommes �taient morts.

Enfin il dit " J'ai eu la sensation d'�tre un miracul�. Je pense avoir eu beaucoup de chance ce jour-l�." Comment peut-il affirmer que le crime ne visait ni l'une ni l'autre des victimes personnellement? Qu'en sait-il alors que personne ne sait rien? C'est encore une fois un mensonge car la v�rit� est diam�tralement oppos�e et en fait une des victimes au moins �tait vis�e personnellement, faisant du crime un assassinat.

Esp�rant par ce message contribuer � la manifestation de la v�rit�,
Je vous prie d'agr�er, Ma�tre, mes salutations distingu�es.
Brigitte Picart

Voir aussi le document pdf �dit� par la municipalit� de Guilers donnant p. 4 et 5 un article avec plan d�taill� de l'ancien fort o� �tait situ� le stand de tir (n�s 6 et 7 de la l�gende)

Ce texte est sujet � r�visions
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