Journal de la Femme à Abattre



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Paris, mai 2018

Depuis plusieurs semaines j'avais un désir inexplicable de relire « The Great Gatsby » de Scott Fitzgerald. C'est l'un de mes romans favoris, avec Crime et Châtiment et One Day in the Life of Ivan Denisovitch de Soljenitsine. Ce qui m'a le plus marquée dans Gatsby c'est la façon indirecte dont l'auteur donne des informations essentielle dans le déroulement du drame. Ainsi la façon dont il gagne sa vie fait l'objet de nombreuses spéculation parmi les invités qui peuplent ses soirées, et on apprend la vérité seulement à la fin, après son décès, par le biais d'un coup de téléphone où une voix masculine annonce d'un ton pressé que X s'est fait pincer quand il a essayé de vendre « LES » bonds. On comprend alors que Gatsby s'était enrichi en vendant de faux instruments financiers. Quand le narrateur répond que Gatsby est mort, la communication est coupée. Pas la peine de se mettre d'accord sur la marche à suivre, la mort mettant fin à tous les problèmes judiciaires.

La façon dont l'auteur annonce la mort de Gatsby et de Wilson est elle aussi très indirecte et on doit s'y prendre à plusieurs fois pour comprendre ces informations essentielles. Mais il y avait une petite phrase pleine d'implications que j'ai cherchée et n'ai pas trouvée. C'était « There was something the matter with his eyes » au sujet d'une photo du père de Gatsby. Je n'ai pas retrouvé ce passage. À aucun moment dans l'édition que j'ai lue, il n'est question d'une photo du père de Gatsby, seulement d'une photo de lui et d'un camarade de sport. Mystère. En tout cas j'ai dégusté le roman à tête reposée, alors que je l'avais déjà lu deux fois aux USA dans un état d'esprit trop chaotique pour bien l'apprécier.

Au tout début du mois j'ai reçu un message de Trombi.com m'annonçant qu'un certain Lucien Giovannelli m'avait envoyé un message. J'ai dû payer un abonnement d'un an pour pouvoir le lire, et il ne disait rien d'autre que « Ciao Axelle. » J'ai répondu en cochant la case unique indiquant comment je me souvenais de lui. Il a répondu à mon sujet en cochant la case magique. Je me suis alors décidée à lui écrire un message, indiquant ma surprise et le flot de souvenirs que son nom évoquait.

Dimanche 13: Aujourd'hui j'ai sorti mes conserves du bain dans lequel elles ont refroidi pendant la nuit. Jeudi dernier j'ai commencé une ratatouille que j'ai continuée vendredi et samedi. Samedi j'ai traité les tomates fraîches pendant que le reste chauffait doucement, ainsi que l'eau du bouilleur, et c'est au matin que j'ai fait la mise en pots et lancé la stérilisation. En tout j'ai traité environ 4kg de courgettes, 3kg d'aubergines, 5 poivrons, 3 oignons, une dizaine de gousses d'ail, un kilo de tomates fraîches et un kilo de tomates concassées en boîte. Ma cocotte ovale était pleine, il y avait à peine deux centimètres sous le bord. J'ai mis cette préparation dans cinq bocaux d'un litre et il me restait un demi litre, ce qui m'a permis de faire un repas et j'ai été très satisfaite du résultat. Cette ratatouille est vraiment réussie, elle est complète, contrairement à d'autres que j'ai mises en bocaux où il manque un ou deux ingrédients. On sent bien le goût de chaque légume, c'est excellent, et je suis aussi très contente d'avoir pu remplir 5 pots d'un litre. Je sais maintenant que ma cocotte doit être pleine presque à ras bord pour pouvoir le faire.

Après avoir étudié de près la construction d'une habitation je m'intéresse ces jours-ci au travail du bois vert. Il exise tout une industrie très ancienne différente de la menuiserie, que les Anglais appellent « bodgers » et qui en français correspondrait aux merrandiers qui fabriquent des tuiles en bois, et aux feuillardiers qui fabriquent des feuillards, ces cerclages en châtaignier pour protéger les tonneaux. Comme les bodgers, les merrandiers utilisent un départoir (froe en anglais) pour fendre le bois, et les feuillardiers une plane et un chevalet. Les bodgers installaient leur atelier mobile dans la forêt sous une bâche sur le lieu d'où provenait leur bois vert. C'était eux traditionnellement qui tournaient des barreaux de chaises sur un tour à pédale et qui construisaient tout le mobilier qui requiert des pieds et des barreaux, en bref des sièges. Nous savons qu'en France les feuillardiers eux aussi travaillaient sur le lieu de production, mais au lieu de monter une tente ils se faisaient une hutte qu'ils couvraient avec les copeaux qui provenaient de leur travail.

C'est avec du bois vert qu'on sculpte des cuillères et de nombreux autres objets. Le bois vert est beaucoup plus facile à travailler que le bois sec et je comprend l'attrait de la profession pour ceux qui aiment la nature. Bien sûr en hiver on n'est pas protégé du froid mais on est au milieu de la forêt qui change avec les saisons et c'est un environnement de travail très attrayant.

Jeudi 17: Je suis en train de finir de tricoter une paire de mitaines en coton rayées marine et blanc cassé comme les maillots des pêcheurs bretons. Sauf que le motif breton a une proportion de marine/blanc d'environ 1/3-2/3 alors que j'ai fait 50-50. Pour vraiment bien maîtriser la réalisation des gants il faudrait en tricoter plusieurs paires à la suite car c'est assez minutieux. Il y a des gants d'hiver traditionnels bicolores à motifs très petits tricotés avec de la laine et des aiguilles très fines, qui s'appellent du nom de leur ville d'origine Sanquhar dans les Iles Shetland, je crois. C'est un de mes projets. Mais avant de me lancer dans la réalisation d'un projet aussi délicat il faudrait que je connaisse très bien comment tricoter des gants simples. Les explications sont toujours assez longues car chaque doigt est tricoté avec un nombre de mailles spécifique. Ensuite je devrai tricoter des gants ou des mitaines en Fair Isle pour m'entraîner à tricoter des motifs sur un tube de faible diamètre. Quel travail en perspective!

J'ai fait un far breton et doublé la recette car j'avais un litre de lait frais et la recette est pour ½ litre. Cela fait beaucoup d'oeufs à casser. Pour réussir il faut utiliser du lait chaud et un four très chaud (environ 250°).

Ces jours-ci je me lève avant 7h du matin et je fais le ménage, ma toilette, prends mon café et je fais quelque chose en plus avant les 9 coups de cloche de l'église voisine.

Hier j'ai laissé mon pigeon tout seul dans la cuisine avec un grand plat dans lequel j'avais posé une serviette et un petit tas de lentilles. C'est une façon récente de lui donner à manger sans que je sois immobilisée car si j'aime bien lui donner à manger en le portant sur mon bras le matin, j'aime qu'il se débrouille seul l'après-midi. Mais hier je l'ai oublié et j'avais laissé les fenêtres fermées. Il m'a attendue pendant assez longtemps, environ deux heures. Quand je suis retournée à la cuisine vers 20H j'ai vu une de ses plumes par terre à l'entrée de la cuisine et c'est ainsi que je me suis souvenue de lui. J'ai levé le nez, et il était bien là, perché sur les placards suspendus. Je l'ai aussitôt libéré en poussant des exclamations de surprise et de regret. Il n'avait jamais laissé de plume chez moi et on dirait qu'il s'en est enlevé une spécialement pour se rappeler à mon bon souvenir. C'est vraiment étonnant! Une belle grosse plume.

Jeudi 24: Cela fait deux jours que mon pigeon ne s'est pas montré. Il est arrivé rarement qu'il soit absent un seul jour, mais deux jours jamais. Maintenant je crois qu'il ne reviendra pas. La plume qu'il m'a laissée, c'était en signe d'adieu, pas pour me signaler sa présence quand je l'avais oublié dans la cuisine, car il lui suffisait de descendre de son perchoir et se poser sur mon épaule. Je sais que les animaux sentent venir la mort et ils font quelque chose d'inhabituel pour faire leurs adieux et si on est attentif on comprend le message. Il m'avait semblé qu'on se regardait avec une intensité spéciale juste avant qu'il ne reparte après son repas car il laissait s'écouler quelques secondes avant de s'envoler. Je suis attristée. Il avait apporté beaucoup de joie dans ma vie solitaire, c'était un cadeau du Ciel!

Hier c'était le 28ème anniversaire de l'attentat au bus à New York.

J'ai fait des essais en cuisine. Je voulais faire un flan dit « pâtissier », identique à ceux qu'on trouve en boulangerie mais la recette que j'ai suivie n'a pas donné un résultat comparable. C'est la recette du fameux Michalak. Le même jour j'ai fait une pâte sablée en ajoutant 50gr d'amandes en poudre. Cela faisait longtemps que je voulais manger des sablés. Comme la pâte est très friable une fois étalée, je n'ai pas voulu m'embêter avec des emporte-pièce et re-étaler la pâte plusieurs fois alors je l'ai étalée en cercle à la main sur une épaisseur de 5mm que j'ai divisé en 6 parts et enfourné comme ça. Après environ 30mn j'ai vérifié la cuisson. Il manquait encore dix minutes. J'ai séparé davantage les 6 parts pour qu'elles puissent cuire correctement au centre et le résultat final est presque parfait.

La veille en préparant le flan qui devait reposer j'avais 6 blancs d'oeuf avec lesquels j'ai fait des meringues. Elles doivent cuire à basse température. Mon four ne descend pas au-dessous de 150° alors j'ai laissé la porte entrouverte mais le résultat n'était pas très satisfaisant. Beaucoup de sucre pour pas grand-chose. Les meringues étaient légèrement brunies et durcies sur une épaisseur trop mince. Il faut du matériel professionnel pour les réussir ou alors un four haut de gamme. Mais je les ai bien toutes mangées!

Quelques jours auparavant j'avais fait un far breton aux pruneaux avec 1 litre de lait et il était réussi mais j'ai fini par en avoir assez de ce far. J'en avais peut-être trop fait.

Il y a deux jours j'ai commencé à tricoter un poncho avec de la très grosse laine rustique gris-beige que j'avais en réserve. Il faut des aiguilles de 7mm pour la tricoter. Cela faisait longtemps que je voulais copier le modèle péruvien dont j'ai un exemplaire chez moi, en laine de lama. La construction est astucieuse c'est la raison pour laquelle j'ai voulu copier le modèle. J'ai mis une torsade au milieu-devant et milieu-dos avec les augmentations de chaque côté de la colonne, ce qui atténue l'angle qui se forme en bas.

J'avais un désir presque irrésistible ces derniers temps de me mettre au travail du bois. Je pourrais faire tellement de choses utiles, à commencer par des meubles de rangement, un canœ en lames de cèdre, j'aimerais tellement avoir un atelier assez vaste et laissant entrer la lumière du jour pour pouvoir réaliser des objets de toutes sortes. Mais il faudrait faire un investissement considérable en outillage, même si je n'utilisais que des outils à main. Même pour faire ne serait-ce que de la sculpture ou du tournage, il faut s'équiper et c'est là que le bât blesse car je me suis aperçue que plusieurs fois déjà j'ai investi dans un artisanat particulier et n'ai pas suffisamment exploité le matériel ni les matières premières car je me suis lassée. Ainsi pour le tissage aux tablettes, j'ai perdu intérêt quand j'ai réalisé qu'il n'y avait pas de débouché pratique pour les bandes tissées. Certes on peut faire des sangles et des anses de cabas et rivaliser avec la production industrielle en sangles de polyester, mais il faudrait trouver une clientèle qui consente à payer le prix de l'artisanat et ce n'est pas évident. Par ailleurs la plupart des amateurs et pratiquants de cet artisanat sont des amateurs de reconstitution historique et ils sont en général très désagréables à fréquenter même sur un forum d'internet. Le résultat c'est que mon investissement dans un métier, des livres et des cotons à crocheter de toutes les couleurs est resté en rade, à l'exception des pelotes de coton que les souris ont attaquées et que j'ai dû jeter pour une perte de quelque 200 euros. Bien sûr ce n'est pas une perte colossale mais cela m'a servi de leçon. J'ai tendence à vouloir essayer beaucoup de choses. J'ai besoin de dépenser mon énergie nerveuse en faisant du travail manuel.

Un autre facteur qui me freine c'est une question de force physique. Pas uniquement quand il s'agit de soulever des charges, mais encore la résistance au stress des articulations. Les hommes sont bâtis de façon à résister à des forces contraires mieux que les femmes, dont les os sont plus fins et les muscles des bras et du thorax moins développés. Il y a donc une bonne raison à ce que la tradition ait réservé le travail des matériaux durs aux hommes et des matériaux mous et souples aux femmes, et ce n'est absolument pas mon propos de prouver que les femmes peuvent faire la même chose que les hommes. Mais c'est indéniable que j'aime couper, j'aime les outils tranchants, les couteaux, les ciseaux, les haches et les couperets, j'aime attaquer la matière, mais je veux le faire d'une façon contrôlée en apprenant à apprivoiser ma violence et à la transformer en art ou en utilitaire. Je pourrais fabriquer des tuiles en bois en débitant un tronc comme le font les merrandiers, ou sculpter des bas-reliefs pour décorer des meubles ou des boîtes.

Mais en fin de compte comme je n'ai aucun équipement ni espace pour le faire je me replie sur les moyens dont je dispose qui me permettent de passer à l'acte immédiatement, c'est pourquoi je me suis remise au tricot. De plus je souhaite utiliser et diminuer mon stock de laine au lieu de le laisser occuper de l'espace pour rien.

Vendredi 25: Hier après-midi je suis allée voir dans la cuisine si mon pigeon était là. J'avais mis du riz cru sur le rebord de la fenêtre et l'avais laissée entr-ouverte pour qu'il puisse rentrer s'il le voulait. Il était là mais je ne l'ai pas reconnu tout de suite à cause de son comportement inhabituel. Il était avec sa moitié, un pigeon avec de très beaux pieds rouges et qui a une espèce d'élégance dans sa façon de marcher. Il avait l'œil gauche fermé et enflé et des plumes manquantes sur le cou, et il avait l'air affaibli, il bougeait très peu. Je me suis affairée dans la cuisine, à un moment je me suis baissée pour fermer et retirer le sac poubelle plein et c'est alors que mon pigeon est venu se poser sur mon dos, franchissant une distance d'un mètre à peine. Sa moitié comme d'habitude restait sur le rebord, n'osait pas rentrer. J'ai pris le pot de graines de lentilles et en ai proposé à l'oiseau. Il était de mauvaise humeur et m'a frappée avec une aile en émettant un roucoulement exaspéré. Je l'ai saisi -chose rarissime- et lui ai mis une compresse d'eau froide sur l'œil. Plus tard je l'ai emmené dans ma chambre avec le grand plat dont je parlais précédemment, l'ai posé sur mon lit et il a mangé un peu. Le cadre lui était familier alors il n'avait pas peur de l'inconnu. Il a fini par se percher sur le plus haut des cartons de mon stock de laine à tricoter et il y a passé la nuit. Ce matin il y est toujours, je ne le dérange pas, j'ai tiré le rideau pour qu'il voie la rue, il sait qu'il n'a pas à s'inquiéter pour sa liberté. Il serait en danger s'il était à l'extérieur. J'epère que son œil va guérir. En tout cas je suis très contente qu'il ne soit pas mort!

Samedi 26: Dans la journée j'ai vu un pigeon ramier picorer du riz sur le bord de ma fenêtre. C'est nouveau. Jusqu'à présent le couple était resté prudemment à l'écart mais au fil du temps l'un d'entre eux s'y est risqué. Ces oiseaux-là sont deux fois plus gros que les pigeons courants, et assez agressifs. Je l'ai vu frapper son voisin d'un coup d'aile puissant. J'ai fini par comprendre que c'est ce ramier qui a blessé mon pigeon. Quand mon ami vient pour que je lui donne à manger il doit parfois subir les avances intempestives d'un autre pigeon qui se met à roucouler et à lui faire un numéro de séduction et j'ai vu mon pigeon rester ferme sur son poste dans l'attente que je lui ouvre et le délivre du malotrus. S'il a résisté de la sorte à un ramier,ce n'est pas étonnant qu'il se soit pris le bout d'une aile dans l'oeil. Il est venu en fin d'après-midi et je lui ai donné à manger sur le bord de la fenêtre pour lui éviter de rentrer car de toute évidence ne voir que d'un œil est un sérieux handicap pour un oiseau. J'ai cru voir une amélioration. En fait quand on agrandit la deuxième photo au maximum on voit que c'est la paupière inférieure qui est enflée, mais que l'œil est intact. On dirait que l'oiseau penche la tête pour voir ce qu'il ne pourrait voir autrement.

Lundi 28: Juste après mon dernier message à Lucien j'ai trouvé de l'herbe de cannabis dans ma boîte aux lettres. Emballée dans de la cellophane, elle laissait échapper un parfum puissant. Je n'ai pas su quoi faire alors je l'ai laissée où elle était. Environ une semaine plus tard elle avait disparu. Mais alors qui a accès à ma boîte aux lettre et peut déposer et enlever ce qu'il veut quand bon lui semble?

En vue de me remettre à la teinture végétale j'ai fait des échevaux de 50 grammes avec de la laine blanche ou écrue. Je me suis servie d'un niddy-noddy qui permet de faire un écheveau de 50cm de long et un petit modèle pour les échevaux de 20cm avec lequel on peut faire des essais ou de petites quantités. L'instrument est ingénieux et peu encombrant. Démonté il n'occupe que l'espace d'un manche en bois de 50cm de long. L'écheveau réalisé il faut le nouer en deux endroits pour empêcher que les fils ne s'emmêlent et le tordre sur lui-même pour former une belle torsade stable qui permet de le manipuler aisément.

Depuis mon dernier message à Lucien le 17 je n'ai pas de nouvelles de lui. Il avait par deux fois suggéré que nous avions eu une relation sexuelle la nuit de juin 1969 que nous avons passée ensemble à Aix-les-Bains dans une chambrette sous les combles, chez je ne sais qui. Mais je me souviens très bien que ce n'était pas vrai, je n'avais que seize ans et je n'ai perdu ma virginité qu'à l'âge de dix-neuf ans. De plus j'avais eu mes règles ce jour-là et n'ayant pas un sou j'avais été forcée de demander à ma copine Anne-Claude Calvelli de m'acheter des tampons super pour les flux abondants, car ce n'était pas un début de règles timide mais au contraire, une véritable cascade. Elle venait de me montrer la chambre juste avant l'arrivée de Lucien et elle a été interloquée par ma demande. Elle m'a dit « Mais alors...! » Comme rien n'avait été dit explicitement elle ne pouvait pas finir sa phrase mais j'avais bien compris. Elle avait besogné pour un couple de tourtereaux impatients de s'accoupler (à ce qu'elle croyait!) et au dernier moment Mademoiselle était indisposée! C'est cet incident qui m'a rappelé que je n'avais pas un sou vaillant, car je fus assez humiliée de devoir lui demander de m'acheter des tampons.

Dans mon dernier message je rappelais à Lucien que nous n'avions pas eu de relation sexuelle et que si je lui avais demandé de passer la nuit avec moi c'était seulement parce que j'avais peur d'être seule dehors et sans un sou. Au petit matin comme il me l'a rappelé une camarade est venue nous houspiller pour qu'on déguerpisse illico et du coup nous nous sommes séparés brutalement sans nous dire adieu ni échanger nos adresses. Voici notre échange de messages sur Trombi.


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