Journal de la Femme à Abattre



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Paris, décembre 2018

Lundi 24: Nous voilà à la veille de Noël et je ne me suis pas tellement sentie dans l'ambiance, et il me semble que l'atmosphère n'y est pas non plus. Depuis mi-novembre l'insurrection des Gilets Jaunes occupe la Une des médias et on est forcé de réfléchir à leurs revendications, et c'est ce qui a occupé une grande partie de mon temps ce mois-ci. Tout a commencé avec une hausse de la taxe sur le carburant, taxe dite « écologique ». car elle vise à dissuader les automobilistes de rouler en voiture individuelle, et de préférer les transports en commun. Mais ceux qui habitent à la campagne sont bien obligés d'avoir une voiture pour aller travailler en ville et conduire leurs enfants à l'école. C'est là qu'on se heurte au paradoxe quand on veut faire un retour à la vie simple: quand on habitait en ville on n'avait pas de voiture, mais on en a besoin pour vivre à la campagne. Mais le mécontentement était dû au fait que ceux qui vivent à la campagne sont parmi les moins bien payés et ils ont du mal à boucler les fins de mois alors la taxe supplémentaire a été la goutte qui a fait déborder le vase.

Cependant le mécontentement s'accumulait depuis que Sarkozy avait ignoré le NON exprimé au référendum sur l'entrée de la France dans l'Union Européenne, et peu à peu des griefs encore plus anciens ont été évoqués, notamment la trahison en janvier 1973 par le gouvernement Pompidou-Giscard quand la souveraineté monétaire a été abandonnée et le droit de frapper monnaie attribué à une banque privée qui a alors prêté l'argent à l'état. On dirait qu'une partie de la population est sortie de sa torpeur impuissante et a pris conscience que si personne du peuple ne fait rien, on va tous finir sous un régime encore plus fasciste qu'il ne l'est déjà, et qu'il est plus que temps de réagir.

De mon côté je participe depuis longtemps à des commentaires sur des vidéos, j'ai été parmi les premières il y a quelques années à attirer l'attention sur la trahison de Giscard et la perte de souveraineté monétaire en 1973 et dès les premières vidéos sur les Gilets Jaunes et leurs revendications, j'ai conseillé de se mettre en relation avec Étienne Chouard qui se bat depuis plus de dix ans pour convaincre la population d'écrire elle-même la constitution du pays, car si nous laissons nos élus s'en charger ils l'écriront de manière à rendre le peuple impuissant, à faire des députés des gardes-chiourmes en quelque sorte. Il est passionné par son sujet et très bon pédagogue si bien qu'en l'écoutant on finit par comprendre des notions auxquelles on n'avait jamais pensé. Il dit qu'on est infantilisés par ceux qui nous gouvernent, et qu'il est temps de prendre nos responsabilités de citoyens et de faire l'effort de nous libérer. Qu'il y ait un rapport ou non avec mon commentaire où je conseillais de se mettre en rapport avec lui, les Gilets Jaunes l'ont fait et grâce à lui ont acquis une maturité de citoyens et un désir de remédier à la véritable cause du mal et non pas seulement à ses manifestations, dont la fameuse taxe sur les carburants fait partie.

Lors de la 5ème et 6ème manif ils ont revendiqué un référendum d'initiative citoyenne et dans une vidéo Étienne Chouard explique comment faire pour l'intégrer dans une nouvelle constitution, car actuellement le R.I.C. ne peut avoir lieu qu'avec l'accord d'un certain nombre de députés et sénateurs, ce qui équivaut à l'interdire purement et simplement.

J'ai donc passé beaucoup de temps à regarder des vidéos sur ces événements très importants dans l'histoire de la France. Mais je dois revenir en arrière, au matin du 1er décembre où j'étais à Bellac, ayant réservé la veille un taxi pour être conduite à la gare.

Ma deuxième nuit dans l'hôtel Central deux étoiles a été tout aussi blanche que la précédente, le bourdonnement se faisant entendre constamment jusqu'à huit heures où il s'arrêta. La même femme que la veille assurait la présence au petit déjeuner et je lui ai juste dit bonjour pour ne pas lui donner prétexte à se lancer dans une tirade mais un couple de clients est arrivé et lui a fourni l'occasion qu'elle attendait. Rien n'est plus désagréable quand on n'a pas dormi de la nuit, que d'entendre des stupidités dites à tue-tête. J'ai emporté mon bol de café dans l'autre salle et ai fait le ménage sur mon téléphone portable car j'avais de nombreux SMS à effacer.

Je crois que c'est un cadeau empoisonné pour un restaurant de province, que d'avoir un restaurant deux étoiles car il doit se battre pour les conserver et pour cela payer un chef qui soit à la hauteur, et quand les affaires ne vont pas très bien dans le pays en général, l'établissement doit rogner les dépenses sur d'autres postes pour payer le salaire du chef, la raison sans doute pour laquelle cette femme imbécile était employée et probablement sous-payée, et pour laquelle il n'y avait personne à la réception de l'hôtel sauf le soir.

Quand je suis arrivée à la gare, une jeune femme est venue vers moi et m'a parlé comme si elle me connaissait. Elle ne m'a pas dit bonjour, elle m'a dit d'un ton désolé qu'il y avait une lumière orange comme si cela concernait les voyageurs. Arrivée sur le quai je n'ai vu aucune lumière et je le lui ai dit. Elle était quelques pas plus loin avec un africain. Il faisait frisquet et très humide et j'ai ouvert mon sac à dos pour mettre mon pull-over. Le train devait arriver sous dix minutes, mais il n'est pas arrivé et après quinze minutes passée l'heure programmée de son arrivée je suis repartie de la gare. J'allais donc passer une journée à Bellac mais je tombais de sommeil et mon désir le plus cher était de pouvoir m'allonger et dormir. L'hôtel de la Gare était tout proche et j'y suis entrée. C'était un établissement très simple. Le rez-de-chaussée était un bar-café-bureau de tabac-journaux. J'ai demandé à voir une chambre. L'escalier était très étroit et très raide et une des deux femmes qui étaient au travail me mit en garde. Je lui répondis de ne pas s'inquiéter, que même avec de mauvais genoux je pouvais monter sur des escabeaux et des échelles. Elle eut une expression de surprise, presque d'admiration. L'escalier était d'époque mais très solide. On m'a d'abord montré une chambre à 20€ la nuit. Il n'y avait qu'un grand lit et la pièce était petite. J'ai demandé à voir la chambre un peu plus chère, à 35€ la nuit. Il y avait une salle d'eau avec douche et lavabo, et un poste de télévision. J'ai choisi celle-là. Je suis descendue pour payer et je suis remontée pour dormir. Ah! Enfin! Le silence! J'entendais juste les voix des clients du bar mais c'était un bruit qui ne me dérangeait pas.

Je me suis réveillée en début d'après-midi et j'ai décidé de faire un tour dans la ville. Je savais que c'était une ville très ancienne. Tout était fermé sauf une brocante. j'y suis entrée. Tout de suite j'ai vu les oeuvres complètes de Courteline. J'ai failli acheter le gros bouquin car cet auteur se moquait de la bourgeoisie du XIXème Siècle, un sujet qui m'intéressait. J'entendis le patron parler en anglais avec un client. Ce fut donc dans cette langue que je m'adressai à lui. Je lui dis que j'étais venue pour visiter une maison et un terrain à vendre, que je cherchais à m'installer dans la région. Il me demanda si j'avais pris contact avec une agence immobilière et cette réponse m'agaça. Elle avait un son familier. Mon interlocuteur avait pris ma déclaration pour une demande d'aide, comme si j'avais attendu de le rencontrer pour chercher à résoudre mon problème. C'était une réaction typiquement anglo. Les Français ne faisaient pas ça. Il avait répondu sans doute par pure politesse mais dans son conseil il y avait une assomption que je n'étais pas capable de penser par moi-même ni de trouver une agence immobilière quand j'en avais besoin.

Il me dit que pour sa part il s'était installé à Bellac depuis un an, qu'auparavant il résidait dans une petite ville voisine. Il avait beaucoup de livres intéressants en français et en anglais. Je remarquai une grand nombre de livres sur la broderie, à croire qu'une fois ces dames occupées par le jardinage elles n'avaient plus le loisir ni le désir de tirer l'aiguille.

Je poursuivis ma marche dans la grand-rue puis arrivée à un carrefour je fis demi-tour et ayant passé la section déjà explorée, je continuai vers la vieille ville. Avant d'y arriver je vis que la médiathèque était ouverte et j'y entrai. J'avais besoin de recharger mon téléphone. Ceci fait il me fut impossible de passer un appel et pourtant mon achat était bien enregistré! J'aurais aimé visiter une maison dans le vieux quartier qui était en vente depuis plus d'un an sur Le Bon Coin. J'étais exaspérée puis j'abandonnai la partie. Il tombait une pluie fine mais je décidai de continuer mon exploration. J'avais déjà entre-aperçu des vues intéressantes. Apparemment la vieille ville était construite sur un éperon rocheux et une petite rivière coulait en contrebas. Dans cette partie beaucoup de maisons donnaient sur le vide, avec une vue imprenable.

Je me mis en tête de chercher la vieille maison à vendre et entrepris de descendre la rue très pentue qui menait tout en bas mais j'abandonnai quand l'effort devint trop important car je devais garder des forces pour remonter. J'étais encore loin d'avoir atteint la rive du Vicou et ce fut à regret que je fis demi tour. Sur mon passage, aussi bien dans la partie plus récente que dans la plus ancienne, je remarquai de nombreux commerces et maisons à vendre. On aurait dit que des néo-provinciaux avaient tenté de lancer une affaire sur un thème original, mais la clientèle les avait boudés.

De retour dans le centre ville j'entrai dans une boulangerie-pâtisserie. Je m'installai à une table contre le mur pour manger et boire un thé. Tandis que j'étais occupée trois groupes s'installèrent tout près de moi et je me retrouvai bloquée. Une jeune femme accompagnée d'une ou deux copines et de son fils de quatre ans parla au téléphone. Je l'entendis dire « Je m'en bats les couilles! » C'était curieux. Seules les filles des « quartiers » parlaient comme ça! Et j'avais fait un commentaire à ce sujet sur une vidéo de YouTube au sujet d'une fille qu'on avait retrouvée morte après une sortie en boîte avec le petit ami qui la quittait. J'avais dit que les jeunes femmes qui jurent comme des charretiers et donnent des coups à leur mec pouvaient difficilement convaincre les hommes de leur faiblesse et se plaindre de violence et de sexisme car en se comportant comme des voyous elles effaçaient la différence entre hommes et femmes.

Maintenant, le fait d'entendre ce langage dans un salon de thé de province était un avertissement que j'avais été suivie tout le temps. D'ailleurs deux jours plus tôt, à la gare de Limoges et à mon arrivée à Bellac, j'avais déjà noté la présence de personnages suspects qui semblaient me communiquer le message qu'ils étaient là pour moi.

Un incapable d'une soixantaine d'années accompagné de sa tutrice s'était installé à la table à côté de moi et comme il était assis en arrière il ne restait qu'un passage très étroit pour que je puisse gagner la sortie. J'étais consciente que tout cela était fait exprès.

De retour à l'hôtel j'ai voulu accéder à internet mais je n'ai pas pu me connecter. J'ai abandonné rapidement plutôt que de m'énerver, et j'ai écouté de la musique classique et regardé la télévision tout en somnolant.

Vers 20 heures je me suis réveillée et suis descendue voir si on servait à dîner. Manque de chance, on ne servait qu'à l'heure du déjeûner. On me dit où était le restaurant le plus proche et je fis la moue. J'étais fatiguée après avoir beaucoup marché et n'avais pas envie de sortir à nouveau. Je décidai de faire avec les moyens du bord. J'avais acheté un pain tranché, et il me restait une tablette de chocolat et j'en fis mon dîner.

Le lendemain matin je quittai les lieux vers neuf heures et marchai jusqu'à la gare. Mais le prochain train n'était pas avant onze heure alors je retournai à l'hôtel, informai l'hôtesse de l'horaire du train et demandai à récupérer ma clé. Elle eut un instant d'hésitation puis elle me la remit, je remontai l'escalier-échelle, réglai la sonnerie de mon réveil et me déshabillai pour pouvoir dormir. Enfin je pus quitter Bellac, le train était à l'heure. Je gardai un bon souvenir de l'hôtel car les dames étaient avenantes et aimables, la cabine de douche était très confortable et les carreaux de faïence blancs immaculés étaient posés avec un professionalisme admirable. Pas de chichis comme à l'hôtel ** avec ses cabines en plastique avec des jets qui ne fonctionnaient pas. De la sobriété impeccable.

Je pris un train pour Paris et arrivai vers 15 heures en gare d'Austerlitz. Je pris un taxi et une fois en haut de la côte du boulevard de l'Hôpital demandai au conducteur de prendre à gauche au lieu de continuer vers la Place d'Italie puis de prendre l'avenue de Choisy. En suivant un trajet qui correspondait à l'hypothénuse du triangle, on faisait un raccourci et un gain de temps et d'argent considérables. Il fallait prendre la rue Jeanne d'Arc puis la rue Baudricourt et on arrivait juste quelques numéros au-dessus de là où j'habitais. Le conducteur, un Moyen-oriental qui avait une belle tête sympathique (je m'en rendis compte au moment de sortir du taxi) suivit mes instructions sans broncher et une fois arrivés il eut l'air content d'avoir découvert ce raccourci. Arrivée chez moi la première chose que je fis fut de balayer car il y avait des crottes de souris partout. Il leur restait un peu de nourriture et d'eau mais c'était trop demander que les bestioles manifestassent de la joie à mon retour. J'étais un peu sous le charme de la maison et du terrain que j'avais visités mais il me semblait que la propriétaire avait essayé de me manipuler alors je n'étais pas complètement à l'aise et je décidai d'y réfléchir à tête reposée. Le lendemain j'ouvris un guide de l'achat immobilier et la page sur laquelle je tombai m'avertissait que si on n'aimait pas la façade d'une maison, ce qui était le cas, que c'était un signe qu'il ne fallait pas l'acheter. Et aussi une mise en garde contre les « loups », ces défauts cachés rédhibitoires. Si elle avait essayé de me manipuler, ce devait être parce qu'il y en avait un! Il fallait que je trouve lequel.

L'arrière de la maison formait un U avec deux bâtiments et dans l'espace non-bâti poussait un arbre dont les branches poussaient depuis la base. Tout avait été fraîchement scié mais on voyait que le bois était vivant, et la base recouvrait presque tout l'espace de la courette. En visitant j'avais failli trébucher sur une des branches et la femme, spontanément, avait crié: « Attention! Attention! » Je n'avais pas réagi mais j'avais pris note. En voyant cette courette sur le plan cadastral j'avais pensé que je pourrais y faire pousser des herbes arômatiques et des fleurs mais cet arbre occupait tout l'espace et d'ailleurs la courette était vraiment étriquée et sombre. Elle donnait sur le jardin du voisin, un mur en pierre chancelant et un grillage séparait les deux propriétés. Alors c'était ça, le loup! Car comment enlever cet arbre qui était encerclé de tous les côtés? On ne pouvait pas à moins de faire un gros travail pour couper les racines et ensuite arracher la base avec un engin de chantier qui devait rouler sur les plates-bandes du voisin, ce qui devait coûter assez cher.

Et puis il y avait toute cette tuyauterie qui menait aux radiateurs et aux divers appareils sanitaires du rez-de-chaussée et de l'étage. Un cumulus de 200 litres devait consommer de l'électricité avec abandon, tant pis pour la douloureuse. Mais les propriétaires ne m'avaient pas montré de tableau électrique ni de compteur EDF alors que pour le cumulus il fallait un branchement spécial. Et puis pour ce qui est de l'eau, je n'avais pas vu de tuyau d'arrivée. Dans la cuisine il y avait un trou dans le sol contre le mur extérieur près de la porte d'entrée, mais rien de plus. L'évier neuf en inox attendait, debout dans un coin. Il n'y avait donc aucune évidence que la maison avait l'eau courante. La présence des sanitaires ne prouvait pas que le branchement existait. Si le mari était plombier il avait pu utiliser des sanitaires de récupération et faire les installations lui-même pour donner l'illusion que la maison était équipée d'eau chaude et froide. Quand à l'évacuation des eaux usées, les deux chiottes ne prouvaient pas non-plus que la maison était raccordée au tout-à l'égout. J'ai téléphoné à la mairie et posé la question. La femme m'a rappelée le lendemain pour me dire que non, la maison n'était pas raccordée, et que pour le faire il faudrait ce qu'on appelle « un branchement long ». C'était tout dire.

La propriétaire m'a rappelée quelques jours plus tard pour savoir si j'étais intéressée. Je lui ai posé des questions. Elle m'a dit que l'arbre était facile à enlever, j'ai dit qu'il était dangereux, qu'on pouvait se blesser en marchant dessus accidentellement, et que je ne voyais pas de méthode économique pour le supprimer. Quant à l'eau courante, d'après elle la présence des appareils sanitaires prouvait qu'elle arrivait dans la maison mais je lui ai dit que non, il était tout à fait possible de les installer avant que le raccordement soit fait, ajoutant: « Vous savez, on voit de tout! » J'ai terminé en lui disant que la maison ne m'intéressait pas à ce prix, mais que j'étais toujours intéressée par les terrains, et lui demandai de m'envoyer la liste et le relevé cadastral de ceux qui étaient à vendre.

Le Jeudi 6 j'ai reçu un email d'Elisabeth qui me reprochait de bloquer la succession de notre mère en refusant de signer pour la vente de la maison d'Emalleville et le partage proposé, que « les orphelins de François » ont besoin de l'argent, sans mentionner que ces enfants sont héritiers des biens de leur père. Elle me dit que puisque je n'ai pas d'autre revenu, cela prouve que je vis sur mon héritage donc que je l'ai bien reçu, et elle ajoute que j'ai trop perçu à cause d'une erreur de Me Laurent.

Je lui ai répondu en disant que j'ai le droit de voir de quels biens elle et mes autres cohéritiers on hérité, et que je réclame sans succès depuis longtemps une copie de l'acte de partage signé par tous sauf moi en janvier 2002 en l'étude de Me Laurent, et que je n'ai rien signé pour devenir propriétaire de l'appartement où je vis, et que par conséquent je n'en suis pas propriétaire.

Elle m'a répondu en me disant qu'elle m'avait mis au courrier un tableau, qu'elle ne savait pas de quoi je parlais, que pour la vente de son appartement dans le même immeuble tout s'était fait « automatiquement » sans qu'il y ait de signature de sa part à quoi j'ai répondu que d'après mes informations, un transfert de lot dans une copropriété nécessite des démarches particulières, que l'acquéreur doit prendre connaissance de l'état des parties communes et du règlement de copropriété, et donner mandat au syndic, en plus de la formalité devant notaire, et que rien de tout cela ne s'était passé avec mon appartement.


Message d'Elisabeth du 06/12/18 15:17
Brigitte,
L'année qui touche á sa fin aura-t-elle servi á quelque chose en ce qui concerne l'évolution de ton attitude relative á la succession? Je viens de rentrer dans ma 70eme année et en mars prochain il y aura 6 ans que Maman est décédée. Combien de temps encore en perspective avant que tu n'envisage de clore le châpitre qui, si je compte bien, nous accompagne depuis 28ans, Papa étant décédé en 1990.
Peux tu imaginer á quel point nous tous, toi y compris, serions allégés de pouvoir y mettre un point final, afin que toi comme tous ceux concernés puissent profiter de ce que nos parents nous ont laissé. En ce moment tu permets que tout se dégrade en faisant obstruction. Je crois que tu as á peine conscience de ce que ca pose comme multiples problèmes, mais ca ne te donne apparemment pas de remords.

Tu profites de ta part d'héritage, puisque tu en vis sans autre revenus que je sâche. Les co-héritiers chargés de famille ainsi que les orphelins de Francois pourraient faire bon usage de leur part pour organiser leur futur respectif (école, études, formation etc....)
Je prie Dieu et tous les Saints pour que tu agisses enfin pour le bien de tous.
Personne ne rajeunit, avancons donc sur cette succession tant qu'il est encore temps et que nous sommes vivants... Que pourrait-il t'arriver si tu signais enfin? Que crains-tu?

Un bel Avent tournée vers le Christ fait homme t'inspirera peut être!
Elisabeth

Message du 7/12/18 à Elisabeth:
Elisabeth,
Voilà longtemps que je vous réclame la copie du partage de la succession de papa (état liquidatif) que vous avez signé sans moi en janvier 2002. J'ai droit à une part égale à la vôtre, de plus l'appartement dont vous me dites propriétaire alors que je n'ai signé aucun acte de mutation ni contrat avec le syndic, je ne peux rien en faire à part y habiter, et il est vétuste, des dégâts des eaux, l'électricité, l'eau chaude, les sols, tout est à refaire et je deviens folle là-dedans mais vous me contraignez à y rester.

Je n'ai aucun intérêt à laisser traîner les choses, mais c'est votre refus de me fournir la copie du partage signée par vous qui est la cause du blocage, et qui laisse supposer que vous ne m'avez pas comptée dans ce partage. Si tout est en règle vous ne devriez avoir aucune hésitation. La balle est dans votre camp.

Message d'Elisabeth du 7/12/18
Brigitte,
Je t'envoie ce jour un courrier dans lequel tu trouveras j'espère ce que tu attends en photocopie, cela te satisfera-t-il? Nous n'avons signé ni acte de mutation ni contrat syndic, ca se passes automatiquement, et tu payes certainement les impôts fonciers pour ton appartement, preuve que tu en es propriétaire. Je t'ai déjá expliqué comment la vente de mon appartement s'est déroulée.
En plus des sommes du tableau ci-joint tu as recu environ 135.000€ "grâce" á l'erreur de Me. Laurent. Ce n'est pas négligeable.

Cette fois la balle est dans ton camp.
Elisabeth

Elisabeth,
Fais-tu semblant de ne pas savoir de quoi je parle? Le document appelé "état liquidatif" que vous avez tous signé en janvier 2002 devant Me Laurent, et qui a été homologué par la Cour d'Appel de Rouen en 2007, c'est de cela que je parle. Ce que je vous demande c'est la copie de ce document comportant vos signatures. Ce n'est pourtant pas sorcier. Ce document m'est opposé par un tribunal alors que je n'y ai jamais jeté les yeux, c'est un comble! Alors dis-moi oui ou non si c'est ce doc dont tu m'as envoyé copie, et si ce n'est pas encore fait, il vaudrait mieux me l'envoyer en recommandé.

Pour ce qui est de la somme envoyée par Me Laurent "par erreur", encore faudrait-il prouver que la succession ne me devait rien, et cela ne peut être fait qu'en ayant connaissance du montant global de la succession du père. Vous êtes mal placés pour me dire que j'ai trop reçu alors que vous avez manoeuvré pour me cacher ce que vous avez reçu de votre côté.

Concernant l'immeuble av de Choisy, on ne devient pas co-propriétaire avant d'avoir franchi plusieurs étapes, entre autres pris connaissance de l'état général de l'immeuble et des parties communes, pour savoir s'il y a des frais de rénovation à prévoir, car ceux-ci affectent la valeur du bien. Et une fois renseigné, le futur co-propriétaire doit donner mandat au syndic et signer le règlement de copropriété. Je ne sais pas dans quel univers tu vis. Je ne fais que te dire ce que tout conseiller ou agent immo dit à tout acheteur, et en cas d'héritage il en va de même.

Je me refuse à croire que "tout est automatique" comme tu dis, et que tu n'as rien signé quand tu as reçu en héritage puis vendu ton appartement car en cas de litige les documents font foi, et en matière d'immobilier un notaire doit passer des actes et les enregistrer auprès de l'administration, alors s'il n'y en a pas, on ne peut rien prouver, c'est pourquoi je ne me considère pas comme propriétaire, tout au plus usufruitière de l'appart où j'habite. Tu me dis que le fait que je paie des impôts fonciers prouve que je suis propriétaire, mais quand on veut vendre ce n'est pas l'avis d'imposition mais bien le TITRE DE PROPRIETE, c'est-à-dire l'acte de mutation qui fait preuve.

Chaque notaire qui représente un acheteur doit s'assurer que la propriété est bien établie, et s'il y a seulement un avis d'imposition mais aucun acte de mutation, c'est louche, ce n'est pas régulier, et il ne doit pas laisser la vente se passer.

Et toi, de quoi as-tu hérité à part les Hurlevents?

Brigitte

PS: Tu me parles d'un tableau ci-joint mais tu ne l'as pas joint.

D'autre part j'ai tricoté des bonnets avec de la laine jaune et verte fluo achetée il y a quelques mois, qui iraient très bien avec les Gilets Jaunes, je les ai photographiés et mis en vente sur ebay, ainsi que d'autres bonnets que j'ai en stock. J'en ai une douzaine en vente, en tout. J'avais laissé tomber le tricot pendant quelques années, six ans il me semble, et je m'y suis remise par nécessité et pour utiliser le stock important de laine que j'ai constitué.

J'ai aussi fait des réparations à une chaussette et sous les bras de mon pull-over en laine et soie. Par ailleurs l' interrupteur électrique du plafonnier de la cuisine était devenu inopérant et après avoir préparé une fois mon dîner sans lumière j'ai réfléchi à une solution. Les interrupteurs datent des années 60 ou 70 et je n'aurais jamais retrouvé l'identique dans le commerce. Il a donc fallu que je cannibalise un autre interrupteur et comme les deux autres ne sont pas en fonctionnement j'ai d'abord essayé de démonter celui de la salle de séjour qui était entièrement recouvert de peinture, et ensuite celui de la salle d'eau. Je suis parvenue à dévisser les deux vis avec ma visseuse-dévisseuse. C'était la première fois que je m'en servais alors que je l'ai achetée il y a plus d'un an.

Ensuite j'ai tenté de dévisser la plaque de l'interrupteur de la cuisine qui elle aussi était couverte de peinture, et je n'y suis pas parvenue même après avoir poussé le frigo au milieu de la pièce pour me donner de l'espace. Talonnée par l'urgence car la nuit allait tomber d'ici une heure, j'ai alors utilisé un marteau pour séparer la plaque frontale, ayant compris que je n'avais pas besoin de la conserver, et je l'ai remplacée sans difficulté avec celle que j'avais démontée dans la salle d'eau, j'ai éteint le compteur électrique, fait le petit branchement de fils et après m'être assurée que cela fonctionnait, revissé les vis avec ma machine. Une fois tout remis en place je n'étais pas peu fière d'avoir réussi cette réparation. Les premières fois que j'ai allumé et éteint la lumière de la cuisine j'ai éprouvé un sentiment de grande satisfaction et de confort qui m'a fait entrevoir la possibilité de réussites futures. C'est vrai que cela me démange de faire du bricolage, travailler le bois, construire, créer des objets en volume avec des matériaux durs.

Deux jours avant Noël j'ai été affaiblie par une sorte de grippe avec maux de gorge et toux, et rhume. J'ai voulu laisser passer l'affection toute seule mais je me suis réveillée en pleine nuit avec un mal de gorge horrible et le nez complètement bouché. J'avais des huiles essentielles, certes, mais en pleine nuit je n'étais pas disposée à manipuler des compte-gouttes et faire des mélanges. Il me restait le gros sel, et c'est ce dont je me suis servie. J'ai dilué du gros sel gris dans de l'eau tiède et m'en suis gargarisée, j'ai aussi aspiré de cette eau par le nez pour nettoyer mes fosses nasales et en cinq minutes j'étais suffisamment d'aplomb pour me rendormir, ce que j'ai fait.

Les jours suivants j'ai renouvelé le traitement au moins deux fois par jour et mon affection a complètement disparu en une semaine. Je continue le traitement de temps en temps puisqu'il a l'air désinfectant, mais à titre de maintien et prévention.

Lundi 31: Je suis allée faire des courses vers 10 heures. Ayant fini mes emplettes j'ai constaté que le supermarché était maintenant envahi par une foule dense avide de bonnes choses pour le réveillon. On faisait la queue pour acheter des huîtres. J'avais bien fait de venir tôt car après moi ils allaient faire la queue aux caisses pendant longtemps. J'ai pu passer à la caisse sans trop attendre. Une femme m'a proposé de déposer mes achats sur le tapis roulant. Il m'a semblé qu'elle faisait cela pour me gêner, parce que de toute évidence j'allais passer la soirée seule. J'avais acheté des articles courants: du sucre, de l'huile, 4 yaourts nature, du pain et ce fut seulement à la fin de mes courses que j'ai pensé à acheter quand même de quoi célébrer. J'avais trouvé du saumon fumé sauvage en solde, mais c'est parce qu'il était le seul saumon sauvage en rayon que je l'avais acheté. Sa date d'expiration était dans quelques jours pourtant le fait de fumer le saumon était en soi une façon de lui assurer une longue conservation. La caissière a fait venir une supérieure car cet article ne passait pas bien sous le lecteur de code barre, et c'était comme si on m'humiliait publiquement mais je n'en avais rien à cirer en fait. Eh oui j'allais passer la soirée seule, comme d'habitude.


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