Journal de la Femme à Abattre



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Paris, avril 2019

Lundi 8: En route vers Limoges par Ouibus. Je vais visiter une grande grange à Peyrat de Bellac (à 2,5km seulement de la ville et à 12K€) et revisiter la maison du Chablard avec son hectare de terrain en partie constructible, ainsi que la maison qui tombe en ruine un peu plus loin avec son beau terrain attenant et son puits.

J'ai bien avancé avec le tricot d'une châle triangulaire aux motifs de fleurette dans un carré en biais, au détriment du récit de BNNY. J'avais besoin de ne pas avoir trop en tête à cause de mes déplacements pour l'affaire Bouchon/Dejean. Je vais pouvoir m'y remettre car l'avancement du tricot me satisfait et j'ai assouvi mon besoin nerveux.

Pendant quelques jours je me suis intéressée à un projet intitulé La Suite du Monde où un homme d'une quarantaine d'années cherchait des partenaires pour acquérir du terrain en Périgord. Il était question d'une parcelle de 140ha avec une parcelle attenante en location pour un total de 200ha. Le chef du projet, un certain Nicolas Voisin, voulait aussi acquérir des terrains proches qui étaient aménagés en gîtes, ainsi qu'une usine ancienne au bord d'une rivière qui était d'abord une forge, puis une conserverie de cèpes, puis une fabrique de pantoufles charentaises. Les bâtiments étaient en bon état et avaient une belle architecture. Il y avait évidemment le moulin à eau. J'ai pris part aux discussions et entendu duire qu'il y avait environ trois-cents intéressés qui étaient prêts à investir dans le projet pour un total de 11M€. Cependant avec tous ces intéressés il n'y avait qu'un groupe très restreints de participants aux discussions.

A un moment il a été question de former une SCI et ceux qui voulaient habiter sur place ou les porteurs de projets devraient être approuvés par les sociétaires. Voisin nous a communiqué un tableau montrant les noms, somme à investir et projet de tous ces gens. Ils avaient des activités très sympathiques avec lesquelles je pouvais m'identifier mais cela en était au stade du beau rêve. Cette liste ne prouvait rien, elle pouvait avoir été inventée de toute pièce. J'étais déjà méfiante à cause du faible nombre de participants sur le forum par rapport au nombre d'intéressés qui avoisinait les 300, et quand je me suis représenté tout le temps qu'il faudrait passer en discussions, en réunions, en formalités et le potentiel de désaccord et d'arnaque, je me suis éloignée du projet. Il valait mieux acheter son propre bien et n'avoir de comptes à rendre à personne.

Lundi 22: Le lundi 8 j'ai visité les deux granges proches de St Bonnet de Bellac comme prévu. Arrivée à Limoges après un voyage sans histoire j'ai acheté un aller-retour Limoges-Bellac et j'ai eu la bonne surprise que ma carte de réduction Senior soit valable sur ce trajet. Je n'ai payé que 50% du prix. Mais à cause de travaux sur la voie le trajet s'est fait en bus et non pas en train. J'ai donc attendu à l'endroit que m'avait indiqué l'homme qui m'avait vendu les billets. Il n'y avait pas grand monde à la gare routière mais le car était en place au quai n°11. Cependant il est resté éteint même cinq minutes avant l'heure de départ alors j'ai demandé à mon voisin de banc qui m'a répondu qu'il ne savait rien. Je me suis dit que ce devait être mon impatience de Parisienne et j'ai pris mon mal en patience. Mais le car restant éteint à l'heure du départ et aucun voyageur ne se montrant, j'ai demandé à mon autre voisin qui lui aussi m'a répondu qu'il ne savait rien. Je me suis dit que si je m'éloignais pour obtenir des informations sur le retard, cela suffirait à me faire rater le car qui pourrait partir dès que j'aurais le dos tourné alors je suis restée assise.

Avec vingt minutes de retard le car s'est allumé et les voyageurs se sont approchés. J'étais de mauvaise humeur. J'ai demandé au chauffeur pourquoi on avertissait les voyageurs des retards de train mais pas des retards de bus. Le chauffeur m'a dit qu'il avait été là tout le temps mais quand je lui ai demandé pourquoi il n'avait pas respecté l'horaire il ne m'a rien répondu. Le siège que j'ai pris avait le dossier du siège de devant incliné au maximum et je ne savais pas comment le redresser. J'ai demandé à quelqu'un qui m'a aidée. Il y avait une manette sous l'accoudoir de ce siège. Le trajet par la route m'a permis de découvrir un peu les environs et la femme de l'agence immobilière m'a reconnue et elle était au rendez-vous. Elle m'a emmenée visiter les deux granges. Je m'étais trompée sur l'endroit, c'était St Bonnet de Bellac et non pas Peyrat de Bellac qui n'est qu'à 2km de Bellac et qui m'intéressait pour cette raison.

De retour à Bellac j'ai pris une chambre à l'hôtel de la Gare comme deux fois déjà mais j'ai pris la chambre n°9 et non pas la 11. J'ai eu le plaisir de la trouver meilleure. Elle était plus au calme, ne donnant pas directement sur la rue, elle avait un w.c. et une bonne réception wifi, contrairement à l'autre.

J'ai téléphoné à Jérôme, le neveu de Mme Soirat la vendeuse, pour confirmer notre rendez-vous du lendemain matin mais j'ai mal dormi et me suis réveillée juste une demi-heure avant l'heure, je lui ai donc téléphoné à nouveau pour l'avertir et finalement nous nous sommes trouvés et il nous a conduits au Chablard. Là j'ai fait connaissance avec le frère de Mme Soirat, un Mr Dumonteil, la cinquantaine, un électricien basé à St Sornin-Leulac. Nous avons visité à nouveau la maison du 2 rue des Vergnes et elle m'a fait une meilleure impression que la première fois. Mais rien que pour mettre l'installation électrique aux normes il y en aurait pour 8.000€ et une rénovation totale avec des matériaux traditionnels (c'est-à-dire de l'isolation en laine de verre et des cloisons en placo) ... je crois qu'il a annoncé 80.000€. Il m'a questionnée et obtenu le renseignement que je suis propriétaire de mon appartement à Paris et que le prix du mètre carré est estimé en moyenne à 10.000€. Il m'a alors conseillé de faire un emprunt bancaire pour financer les travaux.

Nous sommes allés voir l'autre bien un peu plus loin au 5 rue des Coutures, dont la petite maison en pierres, bien plus rustique que l'autre, a perdu son toit. Elle a un charme et une bonne exposition et donne directement sur le terrain, ce qui est un atout considérable mais le terrain est gâché par le squelette en poutres de béton d'un vaste bâtiment jamais construit, et envahi par les ronces qui recouvrent les bâtiments annexes, le puits, le four à pain. Il y a aussi une grange attenante à la maison, qui abrite un gros tracteur et une machine à former les balles de foin, ainsi qu'un autre bâtiment en béton dont les murs ne vont pas jusqu'en haut et dont le toit en plaques ondulées a été arraché en partie par une tempête. J'étais un peu découragée après cette visite, surtout à cause du débroussaillage qu'il faudrait faire.

Ensuite Dumonteil m'a proposé de visiter les parcelles car j'en avais fait la demande à sa soeur. Je lui avais dit que je ne souhaitais pas être la seule femme en voiture avec deux hommes, que cela me rappelait de mauvais souvenirs, et elle a dû en parler à son frère car au moment de monter en voiture Jérôme a dit qu'il ne serait pas de la partie et je suis montée devant avec Dumonteil. J'ai découvert le terrain entre le Chablard et la Gartempe. Je voulais voir la rivière, me demandais si elle était accessible facilement ou si elle était engorgée, et comment elle coulait à cet endroit. J'ai eu la réponse à mes questions. En fait le cours d'eau est capté par une centrale hydroélectrique légèrement en amont. D'ailleurs on voit dans le paysage des pylônes géants qui emmènent le courant dans les communes au sud. Le débit du cours d'eau dépend donc non pas des précipitations mais de décisions humaines. Au moment où je l'ai vu il était de couleur sombre et le débit semblait régulier. Je n'ai pas trouvé la rivière très attrayante et pourtant je m'étais fait une joie d'anticiper des activités avec elle.

Le terrain était extrêmement pentu, les sentiers n'étaient pas en lacets mais davantage à l'oblique, de nombreux affleurements rocheux les rendaient difficilement praticable, on était secoué constamment et Dumonteil roulait au pas. Il s'est avéré que les parcelles à plat étaient louées à des agriculteurs qui avaient la priorité pour les acheter, et les parcelles restantes étaient celles qui étaient sur les pentes, parce que si l'on ne fait rien, la forêt s'installe, et il est difficile d'exploiter un terrain pentu comme celui-ci. J'ai oublié de noter quelles sont les essences qui poussent là. Le relief indique que la rivière a creusé son lit, qu'elle coulait il y a des milliers d'années, au niveau où se situe le hameau du Chablard,

Il restait une parcelle en bordure de la rivière mais on ne pouvait pas y accéder par le chemin que nous avions pris et la visite serait pour une autre fois.

En fin de visite Dumonteil m'a annoncé que le prix de la maisonnette en ruine avec son terrain était de 15K€ et 1.000€ l'hectare de terrain, à condition d'acheter le lot entier, c'est-à-dire toutes les parcelles contigües.

Après son départ vers midi j'ai dit à Jérôme que si j'achetais ce serait l'autre maison mais ayant réfléchi que le débroussaillage est une étape certes pénible mais pas insurmontable, je me suis ravisée. J'ai contacté un entrepreneur de bâtiment de Blanzac et lui ai demandé un devis pour la réfection du toit et du plancher du 1er et l'enlèvement des montants de la structure inachevée, puis j'ai appelé Mme Soirat pour l'informer que cet entrepreneur viendrait visiter. Son neveu lui avait déjà dit que je serais intéresssée par l'autre maison alors elle a été étonnée que je lui parle de la ruine.

Depuis mon retour j'ai beaucoup tricoté. Avant mon départ en Limousin j'ai commencé un autre ouvrage, une sorte d'écharpe ou d'étole en laine jaune d'alpaga en conservant le même motif de fleurette que j'ai fait sur le châle bleu. À force de répéter un motif on finit par le mémoriser et cela vaut la peine de le décliner en plusieurs formes et couleurs plutôt que de changer de motif car la rapidité d'exécution dépend en grande partie de la faculté de savoir d'avance ce qui suit, sans avoir besoin de consulter le patron.

Mercredi 8 mai: (Suite et fin du récit de ma visite) J'avais rendez-vous à 17 heures avec un automobiliste de Blabla Car qui remontait sur Paris. J'avais deux bonnes heures à tuer. Dans la salle d'attente en gare de Limoges je n'en étais qu'à la pointe avec environ trois motifs par côté quand une jeune femme m'a approchée, s'est baissée vers moi et m'a dit « C'est très joli ce que vous faites! » Un compliment! C'est plutôt rare que j'en reçoive.

Je commence à en avoir assez d'attendre dans les gares. Les dernières fois un piano électrique était mis à la disposition des voyageurs et des gens qui ne savaient pas jouer mais qui se croyaient capables tapotaient sur les touches et le son était transmis sur les hauts-parleurs. Il n'était pas venu à l'idée du chef de gare que l'instrument attirerait aussi des imbéciles. J'ai été tellement exaspérée une fois d'entendre un truc laid et répétitif qu'après avoir compris que ce que j'entendais sur le système sonore venait du piano, je suis allée voir le coupable et lui ai demandé d'arrêter. Il m'a demandé si je savais jouer, moi. Je lui ai répondu que je savais, autrefois. Heureusement cette fois-ci le piano n'était pas branché.

Quand on attend il n'y a pas moyen d'être au calme. Il y a constamment des interruptions, des annonces au haut parleur nous disant que nous devons marquer tous nos bagages avec nos noms et adresses, que tout bagage non marqué et laissé sans surveillance déclenchera automatiquement l'intervention des équipes de déminage, ou autre chose, car nous sommes en période d'alerte et le plan Vigipirate ou le plan Sentinelle est déclenché. Il y a des militaires prêts à tirer qui patrouillent les gares en tenue de camouflage avec le canon de leur fusil pointé vers le bas. On se croirait vraiment sous une dictature mais heureusement que dans la gare de Limoges un mur entier est consacré à la déclaration des droits de l'Homme et chaque article est inscrit, comme pour rassurer: « Nul n'est.... tout citoyen a le droit au respect de.... » Cause toujours. Ces rappels des droits de l'Homme ont pour moi l'effet contraire et évoquent des arrestations arbitraires par des fonctionnaires en civil qui agissent avec une telle efficacité, une telle discrétion que personne ne se rend compte de rien. « Mais voyons! Puisqu'on vous dit que vous avez des droits! » Je n'avais pas compris que cet affichage commémorait le 70ème anniversaire (au 10 décembre 2018) de l'adoption de ce texte par les Nations Unies.

Une demie-heure avant le rendez-vous j'ai téléphoné à l'automobiliste pour lui dire que j'étais à la gare. C'était pour qu'il sache que je serais à l'heure puisque j'étais arrivée en avance. Il m'a répondu d'un ton dramatique que j'étais en avance comme si je lui demandais de venir me chercher immédiatement.

Je suis allée aux toilettes et j'ai constaté que l'endroit était bien chauffé et au calme. Je m'y suis attardée un peu histoire de me réchauffer et ne plus entendre le vacarme. Je suis sortie devant la gare quelques minutes avant l'heure du rendez-vous et me suis assise sur un rebord des colonnes qui sont de part et d'autre de la porte principale. Après un court moment je suis allée de l'autre côté plus au calme et là un jeune homme maghrébin m'a demandé 50 centimes et j'ai refusé de les lui donner. Il m'a alors insultée et menacée. Il est parti dans un monologue où j'ai appris qu'il sortait de prison. Ce n'était pas difficile de deviner pour quelle raison il avait été incarcéré mais apparemment il n'avait rien appris. Il me couvrait d'insultes et d'injures et de menaces mais je n'avais pas envie de m'en aller car il aurait cru qu'il me faisait peur. Il a fini par s'éloigner. Je me suis alors rapprochée de l'autre côté et j'ai rapidement repéré mon chauffeur.

Il y avait déjà une femme à bord, assise à l'avant. Elle s'est présentée et je lui ai dit bonjour. Elle m'a demandé si j'avais assez de place pour mes jambes à l'arrière et pensant qu'elle me posait la question par pure politesse je lui ai répondu: « Oui, bien sûr! » Nous sommes partis et elle a tout de suite commencé à parler d'un ennui qu'elle avait eu avec Orange, et ses difficultés pour résoudre son problème. J'ai parlé des forums d'entre-aide grâce auxquels on trouve parfois la solution à ses problèmes si on a le temps d'y passer des heures. Le conducteur a dit qu'il avait eu un goût amer dans la bouche et qu'il en avait recherché la cause sur un forum d'entre-aide. Je lui ai dit qu'il y avait peut-être de l'arsenic dans ce qu'il avait mangé, ce qui les a fait rire. Puis il a dit qu'il avait trouvé sur un forum d'entre-aide que le goût amer provenait de certain plat chinois.

Une autre femme s'est jointe à nous et après le départ de la gare nous sommes encore allés chercher en périphérie de Limoges une autre passagère que nous avons attendue quelques minutes. Nous étions donc trois à l'arrière, assez serrées car la nouvelle venue était plutôt large. Une fois repartis il a été question du métier du conducteur. Il était musicien. Il jouait de l'alto. Je croyais qu'il parlait de saxophone mais il parlait de l'instrument à cordes. Il y a eu une confusion et un dialogue improbable pendant quelques instants où je parlais de jazz et lui de musique classique puis j'ai cru comprendre, comme déjà le sujet d'Orange me l'avait fait suspecter, que c'était fait exprès et voyant que la passagère de l'avant et le conducteur dialoguaient sans me laisser en placer une j'ai abandonné rapidement la conversation.

Environ une heure avant l'arrivée je me sentais fourbue à force d'être immobilisée. La ceinture de sécurité empêchait tout mouvement du torse et le siège avant tout mouvement des jambes. J'ai demandé si on pouvait s'arrêter un moment car j'avais mal aux fesses. De nouveau en voiture j'ai demandé à la passagère avant si elle pouvait avancer un peu son siège et elle l'a fait en disant « Mais bien sûr! » et j'ai gagné trente centimètres d'espace pour mes jambes. Ainsi elle avait reculé le siège au maximum avant mon arrivée, sachant que j'allais être assise derrière elle!

Le conducteur m'a déposée Porte d'Italie et j'ai marché jusque chez moi. Sur l'avenue d'Italie, dans le secteur en travaux où était jadis Bricorama, avec les trottoirs bordés de barricades et coupés par des déviations, une femme m'a doublée, s'est retournée et m'a dit aurevoir avec un grand sourire. J'ai alors compris que c'était la passagère de l'avant et que tout ce qu'elle avait fait et dit avait été calculé pour me gâcher le voyage. Elle avait peut-être aussi prévu une brimade pour moi aux toilettes mais je n'avais pas eu besoin d'y aller.

Avant de monter chez moi j'ai commandé une soupe à emporter dans un restaurant thaïlandais du quartier. J'ai été très déçue. Je croyais pouvoir calmer ma faim mais il y avait de maigres boulettes flottant dans un bouillon clair, et à côté des pousses de soja crues et du riz. Je suppose que j'aurais dû tremper tout ça dans le bouillon mais cela ne me faisait pas envie.

Le reste du mois j'ai réfléchi aux biens que j'avais visités, regardé d'autres biens immobiliers et tricoté au lieu d'écrire. Encore un mois où je n'aurai pas de nouveau chapitre de BNNY mais cela ne sert à rien de se culpabiliser. Je crois que je vais m'y remettre car ma fringale de tricot s'est un peu radoucie. J'ai aussi fait 5 bocaux de ratatouille sans tomate car ces légumes sont bon marché en cette période. C'est quand la saison sera venue que les prix monteront.

Il y a une dizaine de jours j'ai changé le visuel sur la page d'accueil de mon site, remplacé ma photo par un dessin montrant une femme baillonnée, et mis un lien vers le récit de mon témoignage dans l'affaire Bouchon/Dejean. Je pense à ce pauvre homme innocent derrière les barreaux. Et à la famille de la victime. La fille Carlyne a dit quelque chose d'intéressant: voyant que l'accusé était plutôt sympathique elle a dit qu'il n'avait rien d'un meurtrier et que soit il était dans le déni total, soit elle s'était fait manipuler. Mais elle n'a pas dit qui aurait bien pu la manipuler. Il y a sur SLATE un bon reportage écrit en huit épisodes. Mais le titre du premier est incompréhensible: Le mari de la victime aurait dit à la journaliste « J’avais très très peur qu’ils me disent: “Ne vous inquiétez pas, elle va revenir” »


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