Journal de la Femme à Abattre



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Paris, août 2019

Vendredi 2: J'ai fait les calculs pour tricoter un gilet taille 40 avec de la laine de mon stock. Je veux faire diminuer ce stock que je trouve impressionnant. Mes goûts en matière de fil à tricoter ont changé. Aujourd'hui je n'achèterais pas cette laine, parce qu'elle a été traitée pour être lavable en machine et ce traitement est très lourd et polluant, qui consiste à enlever les écailles microscopiques de la fibre, qui la rendent feutrable. Mais le vin est tiré, il faut le boire et ce serait stupide de me débarrasser de ces pelotes à vil prix, histoire de faire le vide, car la qualité est toute de même très bonne. Donc j'ai prévu de faire un gilet bicolore en anthracite et fuschia, où le passage d'une couleur à l'autre se fait progressivement par des rayures suivant la fréquence de Fibonacci, très plaisante à l'œil et populaire chez les tricoteuses.

J'ai eu un peu de mal à comprendre comment faire pour placer au bon endroit la première rayure de la deuxième couleur, qui s'élargit progressivement jusqu'à ce que la première couleur soit complètement éliminée à l'encolure.

J'ai complètement défait le châle rose que j'avais commencé. J'ai imaginé d'utiliser ces quatre cônes de 150 grammes en faisant un gilet pour moi-même, avec des bordures noires pour la propreté, qui lui donnera un petit air Chanel. Je veux vraiment utiliser mon stock de laine. Le dernier gilet que j'ai tricoté c'était l'an dernier en septembre. J'ai eu le temps de m'en remettre, et j'espère devenir plus familière avec les diverses techniques afin de ne pas être interrompue pendant des jours ou des heures pour résoudre un problème.

Je suis en train de faire des tomates au naturel pour les mettre en bocaux. Faire du coulis est vraiment très laborieux alors j'ai simplifié: après avoir ébouillanté et laissé refroidir les tomates pour les peler facilement, je les coupe en 4 et vide chaque cellule des graines et de leur gelée. Il ne reste plus que la pulpe, que je coupe en trois morceaux, et je fais cuire comme ça.

Lundi 5: J'ai mis en ligne mon journal de juillet, avec plusieurs photos. Mercredi dernier en regardant le compte-rendu des visites sur mon site j'ai vu que mon rapport d'enquête sur l'affaire Marine Boisseranc avait été téléchargé 126 fois et cela m'a motivée pour l'envoyer à l'enquêteur avec qui j'avais été en contact il y a six mois, quand je lui avais proposé une explication à la disparition des deux téléphones.

Mercredi 7: J'ai terminé les bocaux de pulpe de tomates au basilic. Il y en a 2,5 litres pour dix kilos de tomates au départ. Il me manquait un bocal alors j'en ai vidé un pour le récupérer et j'en ai mangé le contenu. C'était une riste d'aubergine, avec oignons et poivrons rouges. C'était très bon!

Lundi 12: La semaine dernière j'ai vu peu après mon réveil une échelle appuyée au-dessus de ma fenêtre. C'était une échelle à rallonge et elle passait tout près sous mon nez, me laissant penser qu'il serait facile d'entrer chez moi par ce moyen. Cela ne m'a pas plu du tout et j'ai voulu voir si je pouvais la déplacer. Je l'ai poussée un peu et à ma stupéfaction elle a été déséquilibrée et est allée tomber de l'autre côté, c'est-à-dire contre la barrière en fer qui sous le choc a résonné comme des tuyaux d'orgue, ou des cordes de harpe ultra-basses, et l'échelle a subi quelques dommages au niveau de la liaison entre la partie basse et la rallonge. Cela faisait un angle pas normal. Je me suis demandé comment j'avais pu faire ça car je n'avais pas poussé très fort, mais le problème est que l'échelle était presque à la vericale car elle n'avait pas de recul à cause d'une grande lucarne qui éclaire le salon de coiffure au rez de chaussée. Et comme elle était très légère il a suffi d'une petite poussée pour la faire basculer de l'autre côté. J'ai entendu que quelqu'un s'est rapidement occupé de l'enlever et quand j'ai regardé un peu plus tard tout était rentré dans l'ordre.

Il y a une dizaine de jours j'ai répondu à une annonce du Bon Coin qui mettait en vente environ deux hectares de terrain dans la Combraille, une région au sud-est de la Creuse, au sud de Montluçon. J'ai parlé longtemps avec le vendeur, et il m'a entraînée dans un projet de ferme pédagogique alors que ce n'est pas du tout ce que je veux faire. Mais il m'avait accrochée et au lieu de répondre à mes questions il continuait à me parler de son projet dans lequel je pourrais m'intégrer.

Je lui ai posé beaucoup de questions sur la nature du sol, l'exposition, s'il était en pente, s'il y avait des arbres, des points d'eau etc... et ses réponses me plaisaient. Quand je lui ai demandé les n°s de parcelles il a changé le sujet, puis il m'a dit qu'il ne me voyait pas vivre en solitaire sur les terres qu'il avait mises en vente et qu'il avait quelque chose de plus proche du village, et il a continué... Je lui ai à nouveau demandé les n°s de parcelles pour pouvoir situer le terrain par rapport à la route et au village.

Il m'a demandé mon adresse mail alors je lui ai donné celle chez Orange qui comporte mon nom et prénom en toutes lettres. Alors il m'a dit qu'il n'était pas très calé avec un ordinateur, il a bien voulu m'envoyer une carte de la région mais pas de plan cadastral. Il m'a fait attendre pendant de longues minutes à plusieurs reprises, disant qu'il essayait de joindre les documents au mail qu'il m'envoyait, et comme je paie le téléphone à la minute car j'achète une carte prépayée, il m'a fait gaspiller du temps de communication. Ce n'est d'ailleurs pas le premier à me faire le coup, un autre annonceur avait fait cela avant lui.

Il devait m'envoyer les documents illico et je devais le rappeler mais les documents ne sont pas arrivés. Il m'a rappelée pour vérifier s'il avait bien noté mon adresse. Ah! Il y a un point entre mon nom de famille et mon prénom! Voilà l'erreur. Et on est repartis pour une longue attente mais j'avais déjà flairé qu'il n'était pas sérieux. Il me posait des questions qu'un vendeur n'était pas censé poser à un acheteur potentiel. Une ou deux heures plus tard il a appelé à nouveau mais je n'ai pas répondu. Quelques jours ont passé et il m'a encore appelée, et il m'a conseillé d'aller voir sur le site Terre de Liens.

Lundi dernier, j'ai reçu un appel d'une femme qui disait qu'elle était de la société Machintruc, chargée d'installer un compteur Linky chez moi. Elle m'a donné l'adresse d'installation avenue Gambetta et je ne l'ai pas détrompée et quand elle m'a proposé le mercredi matin 7 août j'ai dit d'accord. Le lendemain j'ai reçu un sms de confirmation, et le jour dit un autre appel auquel je n'ai pas répondu. Je savais que c'était bidon parce qu'auparavant EDF m'avait envoyé une lettre pour m'informer de la visite d'un installateur (j'avais refusé l'installation) et cette fois-ci je n'avais reçu aucun courrier.

Il y a eu quelques connections sur le site de discussion de La Suite du Monde mais aucun dialogue. Alors j'ai lancé une autre proposition car la première n'avait plu à personne. Cette fois je proposais de faire un habitat partagé entre retraités et de collaborer avec des maraîchers pour leur' fournir de la main d'oeuvre en échange de fruits et légumes. Quelqu'un a répondu avec des « oui, mais... » et il a fallu que j'explique que je n'avais pas encore pensé à tout, que c'était juste une idée pour voir si cela intéressait des gens. Il me semble qu'assurer sa nourriture devrait intéresser les retraités qui voient leurs revenus s'amenuiser comme peau de chagrin.

Quelques jours plus tard je suis allée voir les annonces sur Terre de Liens, me souvenant de ce que m'avait conseillé le vendeur et me disant que je devrais me méfier. En même temps dans les actualités il était question d'une vieille femme sans descendence et propriétaire de nombreux hectares, qui cherchait à les confier à un agriculteur bio. L'article disait qu'elle avait passé une annonce sur Terre de Liens. Je suis donc allée sur ce site pour voir l'annonce de cette femme et voir ce qu'il y avait d'autre. Bien sûr comme je ne cherche pas à m'établir en tant qu'agricultrice professionnelle, ce site ne présente pas d'opportunité pour moi mais c'était à titre d'information.

J'ai tout de même trouvé une annonce qui correspondait d'assez près à ce que j'envisageais si jamais je réalisais un projet d'habitat groupé. Alors j'ai écrit à l'annonceur et lui ai recopié la description du projet de synergie retraités-maraîchers et deux jours plus tard il a répondu une note très brève au milieu du texte que je lui avais envoyé, comme s'il me coupait la parole en quelque sorte, pour me dire qu'il aimait mon projet et qu'il fallait en parler de vive voix.

Je voulais l'appeler samedi dernier, mais je voulais me remettre en mémoire le texte de son annonce, car je ne voulais pas, au téléphone, partir sur mon projet et rentrer dans les détails sans tenir compte de ce qu'il avait dit lui-même. Je suis donc retournée sur le site Terre de Liens et j'ai eu beau feuilleter une dizaine de pages qui contenaient chacune au moins cinq annonces, je n'ai pas retrouvé la sienne. Je lui ai donc envoyé un mail pour lui dire que je l'avais cherchée en vain pour la relire avant de l'appeler au téléphone, et lui demandant de me fournir le lien.

Ce matin je suis allée à la laverie laver les deux pulls en laine et soie que j'ai tricotés. Le plus ancien donne des signes de fatigue mais j'aimerais qu'il me fasse encore une ou deux saisons. J'ai dû refaire le col et les poignets et je les ai tricotés dans une laine plus sombre mais assortie. J'ai fait d'autres raccommodages là où les souris avaient rongé le fil. Et cela m'a fait plaisir de voir mes deux pulls (et une étole en pashmina) sortir tous propres et sentant bon.

Mercredi 14: L'annonceur m'a envoyé un lien vers son annonce, qui remonte à mars dernier. Il est en effet ouvert à un vaste éventail de projets sur 18 hectares.

J'ai eu des difficultés à écrire la suite de BNNY parce que je n'ai pas beaucoup de repères temporels, à part le dossier de succession dont je connais par cœur les grandes dates. Je dois tenir le coup comme ça jusqu'à l'été 1993 durant lequel j'ai commencé à écrire mon journal sur ordinateur.

Je me retiens de commencer un ouvrage au tricot car je sais que si je commence je ne ferai que ça jusqu'à ce qu'il soit terminé et alors l'écriture passera au second plan. Pourtant j'ai très envie de commencer un cardigan pour consommer toute cette laine rose pâle que j'avais essayé d'utiliser pour faire un châle. Je me demande seulement avec quelle couleur je vais le border: en noir, en gris, en bleu nuit? Je pense que le noir sera le mieux.

Lundi 26: J'ai bien fini par le commencer, ce tricot, et j'y ai consacré au moins deux heures par jour, la première chose le matin, et encore le soir à la nuit tombante, et en dix jours j'ai tricoté le dos, qui comme chacun sait est la pièce la plus grande. Ensuite viendront les demi-devants puis les manches. Ce cône mal enroulé qui me chagrinait est maintenant presque fini.

J'ai également passé du temps à poursuivre le nettoyage et rangement. Je m'étais refusée jusqu'il y a peu, à acheter des boîtes en plastique pour mettre mes affaires à l'abri, les armoires métalliques n'empêchant pas les souris de rentrer et faire des ravages. J'ai bien dû m'y résoudre car c'est un moyen peu coûteux et efficace de protéger mes objets tricotés tels que pulls, chaussettes, écharpes, bonnets etc., mes pelotes de laine, mes papiers et une multitude d'autre choses qui, si elles ne sont pas rongées, sont tout de même salies par les souris.

J'ai réparé mon imprimante qui laissait deux colonnes blanches depuis belle lurette, et depuis une récente mise à jour de Windows 7, le pilote du scanner ne fonctionnait plus non plus. J'étais prête à jeter l'éponge et à me débarrasser de l'objet encombrant devenu inutile, mais depuis un moment je cherchais comment nettoyer le rouleau d'impression sur lequel devait être collé quelque chose qui le masquait par endroits et créait ces colonnes blanches. J'ai imaginé divers moyens puis finalement j'ai décidé d'humecter une feuille de papier à l'endroit où ces colonnes apparaissaient, afin de déloger le débris intempestif, l'eau étant le fluide le moins susceptible de causer des dommages irréparables. J'avais un appréhension à l'égard du bloc de toner, que j'avais trouvé difficile à extraire et surtout à remettre en place. Cette fois-ci, au lieu de m'installer en face de l'imprimante posée sur une table, je l'ai posée sur mon lit (sur sa planche de support) et me suis assise à côté et cela a fait toute la différence car au lieu de devoir me pencher en avant et attrapper mal au dos, je n'avais qu'à pivoter un quart de tour. Alors je n'ai plus eu de tension nerveuse et j'ai pu enlever et remettre le bloc sans difficulté pour faire des tests. J'ai trouvé des saletés au fin fond de l'appareil, je les ai enlevées mais je ne pense pas que c'était elles qui étaient responsables du défaut.

J'ai donc humecté une feuille de papier à l'endroit des colonnes blanches et ai lancé l'impression d'une page de livre, et j'ai répété l'opération avec plusieurs feuilles humectées et finalement les deux colonnes blanches ont disparu! Et juste après une mise à jour de Windows a rétabli le pilote et j'ai pu scanner des photos sans problème. Voilà un problème qui me tracassait enfin résolu.

Petit à petit je remets de l'ordre dans mon appartement. Il me reste à boucher les trous par lesquels les souris rentrent mais c'est un travail qui va demander un effort considérable car un de leurs accès est l'espace entre le plancher de la cuisine et le mur contre lequel sont installés le frigo, la cuisinière et surtout, l'évier! Il va falloir déplacer ces trois meubles pour condamner cet espace, et pour déplacer l'évier avec son meuble il va falloir débrancher le robinet de la conduite d'eau et desceller le meuble pour permettre l'accès derrière.

À moins de poser un carrelage et une plinthe assortie sur le sol, je pense que seule une plaque de métal qui fait un angle droit, une cornière autrement dit, installée sur toute la longueur du mur, pourra définitivement bloquer l'accès. Le reste en comparaison sera facile: un accès à l'endroit à ras du sol où passe un tuyau en PVC dans la salle d'eau, un autre le long du mur qui sépare l'entrée de la salle d'eau, et peut être encore dans ma chambre à l'intérieur de la penderie et derrière la commode. Je ne suis pas au bout de mes peines.

La canicule a pris fin puis elle reprend depuis samedi dernier et elle continuera toute la semaine. C'est le moment de laver des vêtements tricotés qui mettent longtemps à sécher car l'évaporation sera rapide par 35°. J'ai vu que la sécheresse a fait de graves dégâts dans les secteurs où j'ai cherché des maisons et terrains à vendre: la Creuse surtout, mais aussi l'Allier et la Nièvre.

Jeudi 5 septembre: J'ai appelé l'annonceur de Terre de Liens à la fin du mois dernier. Il m'a dit qu'il était dans la rue à Poitiers et qu'il ne pouvait pas me parler maintenant. J'ai dit que je l'appellerais une ou deux heures plus tard. J'ai entendu des cloches sonner, il était 19 heures. Il m'a dit d'un ton gêné qu'il était invité chez des amis pour passer la soirée. Il a dit « On est invité » sans préciser qui était l'autre personne. Je lui ai alors demandé de m'appeler le lendemain vers 17 heures, ce qu'il a fait.

Il s'est d'abord excusé de n'avoir pa pu me parler la veille. Je lui ai dit qu'il n'y avait pas de quoi, que c'était plutôt sympa de passer des soirées entre amis. Au sujet de son projet il m'a raconté qu'avec sa sœur Agnès il avait acheté ce terrain et qu'ils avaient fait aménager un gîte dans l'un des bâtiments, il m'a dit qu'il était retraité et qu'il avait travaillé comme maçon et qu'il avait participé à l'aménagement du bâtiment. J'ai dit que ses connaissances étaient très utiles en rénovation. Il avait fait appel à des professionnels pour les divers corps de métier. Un peu plus tard il m'a dit qu'il avait été menuisier.

Je lui ai demandé quelle était sa situation de famille. Il était veuf. Sa sœur Agnès s'était retirée du projet avec son compagnon, mais il n'a pas dit s'il devait lui racheter sa part. C'était elle qui avait rédigé l'annonce sur Terre de Liens.

Il m'a alors parlé longuement des toilettes. Il avait fait installer des toilettes sèches dans le gîte et aussi des toilettes normales, car autant entre membres d'une même famille on pouvait vider le seau des toilettes sans broncher, autant quand il s'agissait d'étrangers on n'avait pas tellement envie de s'occuper de leurs excréments, ce qui est vrai, mais il m'a semblé qu'il s'étendait trop sur le sujet lors d'une première conversation. Il m'a semblé que la plupart de ses ressources était consacrée à l'accueil touristique, alors que je cherchais plutôt à intégrer un projet agricole d'autonomie. Certes il faut générer des revenus en supplément des productions agricoles mais quelle part de son capital est-il convenable d'y consacrer? Le rendement des gîtes n'est pas immédiat, il faut des années avant que l'investissement soit récupéré et quand on fait ça à l'âge de la retraite, on risque de ne jamais de son vivant voir un sou de bénéfice net. Et puis c'est une question de mentalité, les gîtes s'adressent à une clientèle qui a les moyens, et pour l'attirer il faut figurer dans les guides touristiques et être agréé par les organismes qui décernent les étoiles, et donc se plier à leurs exigences, ce qui entraîne encore des frais. Moi j'y avais déjà pensé et j'avais rejeté cette option.

Cependant comme il était ouvert aux autres projets sur ses 18 hectares il y avait moyen de discuter. Je lui ai posé des questions sur le terrain et les possibilités qu'il offrait. Il y avait une surface boisée, une rivière bordait un côté du terrain. J'ai dit que j'aimerais visiter. Il m'a dit que je pouvais prendre le Paris-Poitiers, et à Poitiers prendre la ligne qui rejoint Limoges. Je connais cette ligne puisqu'elle passe par Bellac. Sa suggestion m'a rappelé le mini-esclandre auquel j'avais assisté quand un voyageur avait eu un problème de contrôle, et il avait expliqué qu'ayant raté son train Limoges-Paris, il avait décidé de rejoindre Poitiers pour prendre le Poitiers-Paris.

J'ai réfléchi tout haut à une date possible: nous étions juste passé le 15 août, je pourrais m'arranger pour lui rendre visite... il m'a alors interrompue pour me dire qu'il serait absent ou indisponible jusqu'au 25. Il a ajouté qu'à cette date le gîte serait encore plus habitable qu'il ne l'était aujourd'hui. J'ai dit que je lui téléphonerais le 26 pour arranger une visite. Il était d'accord pour aller me chercher à la gare de Montmorillon. Et puis en repensant à notre conversation j'ai décidé que ce type ne me plaisait pas et je ne l'ai pas rappelé.

Le samedi 31 je suis allée faire quelques courses à G20 rue Caillaux. J'ai payé mes achats par carte. Le caissier, un Africain, m'a fait un compliment sur l'étui dans lequel je range ma carte. C'est un petit boîtier à charnière en aluminium qui est très pratique en effet. Il m'a demandé où je l'avais acheté. Je lui ai dit que je l'avais trouvé dans une boutique du centre commercial asiatique des Olympiades. Il ne savait pas où c'était. J'ai commencé à lui expliquer mais comme il ne connaissait pas le quartier, j'ai fini par dire que la prochaine fois que j'allais dans ce centre je lui achéterais un de ces petits boîtiers. Il a dit d'accord, et il m'inviterait au restaurant.

Mais je ne vais plus là-bas sauf dans de rares occasions, et je n'allais pas y aller spécialement pour ce mec! Je suis gentille mais il y a des limites. Je me voyais retourner là-bas, je ne me souvenais plus exactement dans quelle boutique j'avais acheté ce truc. On allait me dire non, je n'en vends pas, mais dans cette boutique là-bas, je crois qu'ils en vendent... Je connais le manège.


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