Journal de la Femme à Abattre



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Paris, février 2021

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Vendredi 26: Le mois se termine et je n'ai encore rien écrit! J'ai été pendue aux actualités pour suivre les nouvelles consignes de santé publique puisque cette farce d'épidémie se poursuit bien au-delà de la patience du peuple. Les déclarations du premier ministre Jean Castex sont annoncées à l'avance pour que tout le monde soit à l'écoute et de son ton de professeur pour débiles légers il nous assomme avec son style guindé pour, en fin de compte, ne rien dire.

Mais il paraît, suite à une remarque du grand chef de l'ONU, que le président veut prendre prétexte de l'épidémie pour repousser les élections législatives jusqu'après la présidentielle, car il a peur que son parti se ramasse une défaite cuisante aux législatives, ce qui préparerait le terrain pour sa défaite à la présidentielle. Ainsi, le gouv continue de nous maintenir dans la peur et l'anxiété avec des nouvelles inquiétantes alors qu'en fait la maladie a reculé sinon disparu dans la majorité des pays de la planète.

Par ailleurs je me suis détachée de certaines chaînes de vidéo sur Youtube car j'ai fini par être agacée par l'un ou l'autre des animateurs/propriétaires de la chaîne. Ainsi, Pierre Jovanovic qui est à l'origine un journaliste de la finance, m'a perdue car il est trop accro à la caméra. Il parade, vêtu de chemises très jolies et orné de bijoux, mais son élocution est lente, encombrée de bégaiements comme s'il préférait répéter des mots plutôt que de laisser un silence, en attendant que son idée se formule en phrases, et en fin de compte ce qu'il a à dire n'a rien de remarquable, quand ce n'est pas carrément farfelu, car il fait aussi de la critique de livres et il ne sait pas toujours de quoi il parle.

Quant à Charles Gave, j'ai bien aimé sa formule d'inviter deux spécialistes d'un sujet et de les interviewer en direct, mais il a la respiration laborieuse et pénible à entendre comme s'il était asthmatique, et il interrompt fréquemment ses invités pour parler de son expérience personnelle en racontant des anecdotes qui souvent n'ont rien à voir avec le sujet, et font perdre le fil de la conversation, tandis que l'invité attend patiemment de pouvoir reprendre le fil de la conversation et terminer ce qu'il avait à dire.

Gave était lui aussi un financier, il a vécu longtemps à l'étranger (Londres, Hong Kong) et il est rentré en France « quand il a vu que le pays [il veut dire la France]était mal barré », pour essayer de faire quelque chose. Ouais, ouais... Je pense plutôt qu'il a fui Hong Kong quand la Chine a voulu récupérer l'île et il n'a pas voulu avoir l'air d'un réfugié, ça fait mauvaise impression quand on veut vendre des services aux investisseurs. Et je soupçonne qu'il se sert de sa chaîne pour se faire de la publicité gratuite et recruter de nouveaux clients, mais c'est de bonne guerre.

Dommage pour ses invités mais je les trouverai ailleurs car souvent ils sont invités à l'occasion de la sortie d'un livre et ils font la tournée des médias.

Voilà les deux principaux Youtubeurs que je ne perds plus de temps à écouter.

Du côté du tricot j'ai encore réparé des chaussettes ou suis en train de le faire. Quand j'en ai assez de le faire, je me demande si je préfère porter des chaussettes du commerce et la réponse est toujours un NON vigoureux, alors je n'ai plus qu'à me mettre à la tâche. Comme les températures se sont radoucies, j'ai vu que j'aurais besoin prochainement d'un pull que j'avais tricoté, en laine et soie vert pâle/beige, dont le bas d'une manche avait été grignoté par une souris. Je me suis demandé longtemps comment faire la réparation et finalement j'ai décidé de tricoter des manches longues (car à l'origine elles arrivaient au-dessus du coude) et parmi les fils de la même grosseur à ma disposition j'ai choisi un mélange mérinos-cachemire marron foncé comme le café noir.

J'ai donc repris les mailles et j'ai allongé les deux manches en diminuant la largeur de la manche au fur et à mesure en faisant des allers-et-retours, puis j'ai fermé les manches avec un point de matelas comme c'est le point recommandé. L'effet final n'est pas mal du tout et j'apprécie que les manches soient longues car auparavant j'avais froid aux avant-bras quand je portais ce pull.

En cuisine j'ai refait deux fois des madeleines et elles étaient réussies et délicieuses. C'est vraiment un de mes petits gâteaux préférés: moelleuses et fines avec un léger parfum de citron ou de vanille si on veut. J'ai aussi cuisiné le chou frisé avec du porc fumé et j'ai fait des latkes, des galettes de pommes-de-terre râpées, une recette juive. Après les avoir râpées et salées on les laisse égoutter puis on les presse pour exprimer le jus, on ajoute de la fécule pour absorber le reste d'humidité, de l'oignon râpé et de l'ail haché, de la muscade, un ou deux œufs battus et on met à cuire à feu doux pour avoir une croûte dorée au fond, on couvre et on laisse cuire cinq minutes, puis on retourne et on laisse cuire à petit feu couvert une quinzaine de minutes. Enfin c'est ma recette improvisée de mémoire. La dernière fois que j'en avais fait c'était à New York. Le résultat était excellent et cela allait très bien avec le chou et le porc.

Au début du mois j'ai reçu deux lettres de Laurent Dejean, l'homme qui a été condamné dans l'affaire de l'homicide de Patricia Bouchon. L'une datait du 15 janvier l'autre du 5 février. Dans la première il était très déprimé et les lignes d'écriture étaient très en pente vers la droite, un signe de dépression. Dans l'autre il me remerciait de lui avoir écrit sur du papier en couleur. En effet j'avais utilisé une feuille jaune vif et une orange histoire de mettre un peu de gaieté dans son univers rétréci, et on aurait dit que cela lui avait remonté le moral. Il a aussi appris que son procès en appel se tiendrait du 28 juin au 7 juillet prochains. Il m'a aussi, à ma demande, donné l'adresse de sa sœur avec qui je voulais m'entretenir, n'ayant pas pu parler à l'avocat, pour m'assurer qu'il prendrait en compte les observations à la décharge de son client que je lui avais communiquées.

J'ai donc écrit à cette dame une lettre de deux pages où je lui fais part de mon inquiétude concernant la guerre médiatique qui a peut-être influencé le jury en première instance, et lui suggère de lire mon rapport d'enquête disponible sur mon site web, et envoyé copie de la lettre à Laurent Dejean. J'ai dit qu'il fallait absolument démolir l'indice de la Clio qui n'avait qu'un rapport vague avec Laurent, et le lendemain j'ai eu comme une et j'ai compris et trouvé la solution mais chut....

Mes cohéritiers continuent de chipoter sur des factures de petits montants. Chaque fois que j'ouvre ma messagerie Orange je trouve ces échanges d'emails avec la comptable de l'étude notariale Villoteau-Costagliola à Évreux, qui dit toujours que les comptes sont à sec et qu'elle ne peut payer les factures.

Dès le décès de Claire il aurait fallu sécuriser la maison d'Émalleville, c'est-à-dire bloquer les issues et faire quelques réparations avec les fonds disponibles, mais apparemment tout le monde s'est rué sur le fric en liquide et il n'est rien resté pour prendre ces précautions, aussi la maison est-elle dans un état très pitoyable à ce jour.

Costagliola (le notaire) n'a jamais répondu à mes mails de fin 2019 et début 2020 où je lui demandais de me faire le point. Il n'y a jamais eu d'acte de partage et en fait je n'ai jamais su la composition de la succession de ma mère.

Fin février j'ai fait un Minestrone, une soupe de légumes italienne. Elle comporte de nombreux ingrédients végétaux. Rien que pour les féculents, il y a des haricots blancs (secs mis à tremper la veille) des pommes de terre coupées en petits dés et des petites pâtes. On met les haricots à cuire séparément, puis dans la marmite on fait revenir un oignon haché et de l'ail, ensuite on y ajoute des carottes en dés et des branches de céleri, y compris les feuilles, des haricots verts coupés en tronçons de 2cm max, des tomates concassées qui donnent une belle couleur à la soupe. On ajoute des feuilles de scarole coupées en larges bandes mais je n'ai pas trouvé le résultat très heureux et ne le referai pas. On ajoute de l'origan (traditionnellement). On fait cuire à moitié les pâtes séparément. J'ai utilisé de petites coquillettes qui sont très bien adaptées. On les ajoute à la fin pour qu'elles ne cuisent pas trop et au moment de servir on râpe du Parmesan dans l'assiette. C'est très bon et cela m'a duré plusieurs jours. J'ai ajouté à chaque service un peu de poudre de piment fort pour corser le goût. J'ai vu une autre recette où on ajoute aussi des grains de maïs qui font joli mais si on n'en a pas de frais, c'est un peu dommage de mettre du maïs en boîte.